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En France, environ 500 000 personnes – dont plus de la moitié sont des enfants – souffrent d’épilepsie.

Le diagnostic repose sur la description scrupuleuse et précise du déroulement de la crise : mouvements convulsifs, perte de connaissance, chute, absences, relâchement des sphincters, automatismes… Pour le confirmer, on pratique un électroencéphalogramme (EEG).

La recherche de la cause de l’épilepsie s’effectue au moyen de diverses méthodes dont l’Imagerie par résonance magnétique (IRM). 40 % des épilepsies sont associés à une lésion cérébrale (malformation congénitale, encéphalite, séquelles d’une souffrance à la naissance, traumatisme crânien, séquelle d’accident vasculaire cérébral, tumeur). Le pourcentage des épilepsies d’origine génétique varie entre 10 % et 25 %. Les causes des épilepsies ne sont pas psychologiques mais organiques. Cependant, la survenue d’une crise peut être favorisée par des émotions (joie, peur, conflit...). Le retentissement des crises sur l’état psychologique du malade est très pénible. Même bénignes, les crises peuvent être difficiles à vivre, et certaines personnes auront besoin d’un soutien psychologique temporaire. Les épilepsies graves peuvent s’accompagner d’un déficit intellectuel, de troubles du caractère, du comportement ou de la personnalité. Il faut donc être attentif à cet aspect qui nécessite une aide spécifique, notamment lorsqu’il s’agit d’enfants.

On distingue deux grands types de crises :
les crises généralisées qu’on dénomme également tonico-cloniques et les crises partielles ou focales. Les crises tonico-cloniques sont les plus connues, les plus impressionnantes mais pas les plus fréquentes. Elles se manifestent par une perte, de connaissance entraînant une chute, des mouvements convulsifs, une morsure de la langue…
Les absences, elles, se manifestent par une brève rupture de contact (quelques secondes), qui se traduit par une fixité du regard, des battements de paupières, parfois des mâchonnements ou des gestes involontaires et inadaptés appelés automatismes. Ces absences se répètent d’une manière fréquente au cours de la journée.
Les crises partielles ou focales n’affectent que certaines parties du corps. Elles peuvent se traduire par des troubles moteurs, sensoriels et sensitifs de la mémoire ou de la conscience. Certaines de ces crises partielles peuvent évoluer vers une crise secondairement généralisée tonico-clonique.

Les traitements contre l’épilepsie sont avant tout médicamenteux : seule une prise régulière et quotidienne est garante d’efficacité.
Trois situations peuvent être alors observées :
- les crises disparaissent rapidement après la mise en route du traitement, lequel ne doit jamais être interrompu sans l’avis du médecin ;
- les crises disparaissent, mais les risques de rechute restent importants à l’arrêt du traitement ;
- les crises persistent. On parle alors d’épilepsie pharmaco- résistante. Elle concerne 20 % des cas.
Dans certaines épilepsies partielles pharmacorésistantes, on peut envisager un acte chirurgical consistant à supprimer la zone responsable de la décharge électrique. Cette intervention n’est cependant pratiquée que dans certains services de neurochirurgie spécialistes de l’ épilepsie. Avec un traitement adapté, la plupart des enfants épileptiques ne font pas de crises. Pour autant, ils peuvent connaître des difficultés scolaires en raison de troubles cognitifs. Une évaluation neuropsychologique sera utile pour comprendre ces ,troubles et proposer une rééducation spécifique.
Claire Cachera, Secrétaire générale de la FFRE Hôpital
Pitié-Salpêtrière
 
       
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