La maladie se manifeste par une lenteur des mouvements, une raideur, et le plus
souvent un tremblement de repos. Il n'existe pas une mais des maladies de Parkinson
au tableau clinique différent et au pronostic variable. C'est ce que doivent
bien comprendre les patients qui sont atteints par cette affection. La plupart
des formes, relativement bénignes, seront bien améliorées
par la prise au long court de médicaments, en l'occurrence la L-DOPA et
ses dérivés ; dans quelques cas rares, certaines formes de ces affections
répondent mal à ce traitement, d'où leur sévérité.
Les symptômes des maladies de Parkinson sont la conséquence d'une
destruction massive de neurones situées dans la profondeur du cerveau,
à la jonction entre le cerveau et la moelle épinière (les
neurones de la substance noire qui secrètent une substance appelée
dopamine), mais dans certaines formes graves de la maladie la dégénérescence
nerveuse atteint d'autres structures (non-dopaminergiques), avec donc une réponse
plus limitée au traitement par la L-DOPA.
L'évolution de la maladie de Parkinson a été en effet transformée
par l'utilisation de la L-DOPA et ses dérivés. Ces substances rétablissent
les concentrations de dopamine, permettant à nouveau une transmission nerveuse
normale. Après quelques années, pourtant, l'efficacité de
ce traitement substitutif se réduit progressivement avec le temps du fait
de l'apparition de lésions cérébrales non-dopaminergiques.
A ce stade, beaucoup de malades sont souvent gênés par les effets
désagréables des médicaments, sous forme de mouvements anormaux
involontaires et de blocages moteurs intermittents. C'est dans ces derniers cas
que prend tout leur intérêt une nouvelle technique neurochirurgicale,
la stimulation des structures cérébrales profondes (soit la mise
en place d'électrodes très fines dans des structures cibles bien
identifiées au sein du cerveau, un courant à haute fréquence
étant déchargé en permanence à l'extrémité
de l'électrode grâce à la mise en place d'un stimulateur externe,
généralement placé sous la clavicule). Cependant, l'indication
de cette chirurgie est limitée à environ 5% des cas, avec des résultats
très satisfaisants lorsque les critères d'inclusion sont excellents.
L'immense « challenge » de la recherche dans ce domaine est, d'une
part, de trouver des médicaments autres que la L-DOPA, qui permettent d'améliorer
les symptômes ne répondant pas à ce traitement substitutif,
d'autre part d'arrêter l'évolution de la maladie, voire de la prévenir.
Les remarquables découvertes effectuées au cours de ces dernières
années dans ce domaine permettent aujourd'hui de grands espoirs.
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