La particularité de cette affection est l'évolution par poussées
qui sont bien imprévisibles. Aucun de ces signes n'a de valeur spécifique,
et c'est leur association et leur caractère régressif qui attire
l'attention du clinicien. Les progrès de l'imagerie par résonance
magnétique (IRM) permettent désormais un diagnostic précoce
de la maladie, et donc une prise en charge thérapeutique mieux adaptée.
Il peut s'agir d'administration de corticoïdes lors des poussées de
la maladie, de traitements immunomodulateurs pour prévenir les poussées,
d'immonosuppresseurs dans le cas de formes agressives de l'affection.
La sclérose en plaques est caractérisée par la destruction
de la gaine de myéline (c'est-à-dire le manchon qui entoure l'axone
- ou prolongement nerveux – du neurone) au sein du cerveau et de la moelle
épinière. Les lésions qui en résultent apparaissent
sous forme de « plaques » disséminées, qui sont d'abord
inflammatoires puis cicatricielles, définitives. La mise en évidence
de plusieurs facteurs de prédisposition génétique à
la maladie ne suffit pas à expliquer l'apparition de cette maladie, sauf
dans quelques très rares formes héréditaires de l'affection.
Des facteurs environnementaux interviennent donc probablement, mais ils restent
à déterminer. Le phénomène initial est représenté
par l'entrée de cellules inflammatoires au sein du système nerveux
central, et ce n'est que dans un deuxième temps que la destruction segmentaire
de la myéline apparaît. Cependant les mécanismes intimes de
la sclérose en plaques sont encore mal connus, d'autant que les tableaux
cliniques sont polymorphes. La recherche s'oriente donc, ici encore, pour guérir,
prévenir et réparer. D'où l'importance de bien comprendre
les mécanismes qui sont responsables de la destruction de la myéline
et des cellules nerveuses. Un grand espoir est actuellement placé dans
la découverte de traitements neuroprotecteurs et de techniques de réparation
de la myéline.
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