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La carrière de pilote automobile de Philippe S., alors âgé
de 33 ans, s'achève en 1989 lors d'un accident à près de
300 km/h. Devenu tétraplégique, il se déplace désormais
en fauteuil roulant.
« Mon plus grand handicap n'est finalement plus le fauteuil roulant, indique-t-il,
mais le fait d'être dépendant d'une tierce personne pour tous les
gestes de la vie quotidienne : me laver, m'habiller, écrire, manger, cela
7 jours sur 7 et presque 24 heures sur 24. La dépendance à une autre
personne est une concession de tous les instants. »
Alors quand on lui parle de l'ICM, des promesses de la recherche, la voix de Philippe
s'éclaire :
« Avant, on disait "on ne sait pas". Aujourd'hui, on sait qu'on
peut savoir. En regroupant l'ensemble des connaissances, en les fédérant,
l'ICM va permettre à la recherche d'avancer plus rapidement et aux patients
de fonder des espoirs réalistes. Alors, oui ! Il faut soutenir le projet de
l'ICM parce que les problèmes liés au cerveau et à la moelle
épinière nous concernent tous. Personne malheureusement ne peut
se croire à l'abri. »
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