En fonction de leur siège dans le cerveau, les tumeurs cérébrales se manifestent par l’apparition de déficits (par exemple faiblesse d’un hémicorps ou perte de la parole), par des crises d’épilepsie, ou par des céphalées progressives.
Les tumeurs cérébrales peuvent être « primitives », c'est-à-dire prendre naissance dans le cerveau lui-même. Il en existe de nombreux types, de la lésion la plus bénigne jusqu’à la plus maligne. A l’inverse, les tumeurs cérébrales peuvent être « secondaires », prenant naissance dans un autre organe (le poumon, le sein,...). Ce sont les métastases qui affectent environ un quart des patients souffrant de cancer (près de 20 000 patients par an développent des métastases cérébrales en France).
Le traitement des tumeurs cérébrales repose sur la chirurgie, la radiothérapie, et la chimiothérapie. Ces traitements permettent parfois de guérir la maladie, y compris quand elle est maligne (par exemple les germinomes ou certains lymphomes ou métastases du cerveau) mais leur effet est souvent insuffisant pour prévenir une récidive qui constitue le risque principal.
Les causes des tumeurs cérébrales restent très imparfaitement connues. Les recherches portent principalement sur l’étude des altérations génétiques spécifiques des tumeurs. Les techniques modernes permettent ainsi d’établir une véritable « carte d’identité moléculaire » de chaque tumeur (portant sur l’analyse de milliers de gènes et de leurs transcrits), qui est propre à chaque patient. En analysant ces cartes d’identité, les équipes médicales peuvent identifier les « points faibles » de la tumeur, par exemple des voies métaboliques anormalement activées qu’il convient d’interrompre en priorité pour inhiber la croissance tumorale. Ces « thérapies ciblées » adaptées à chaque tumeur ont un grand avenir devant elles mais leur développement nécessitera un effort considérable de recherche au laboratoire (modèles expérimentaux) et au lit du patient.
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